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Interview exclusive de Ron Hubbard - Fondateur de la Dianétique et de la ScientologieL. Ron Hubbard, fondateur de la Scientologie a donné en 1958 une interview exclusive au Dr Stillson Judah, théologien et professeur d'histoire religieuse. Il y parle de ses recherches et de la genèse de sa philosophie ainsi que des principes de base de la Dianétique1 et de la Scientologie2.
Dr Stillson Judah
Comment vos recherches ont-elles commencé ? L. Ron Hubbard Le sujet tout entier est né de l'ingénierie. Ces deux sujets procèdent de l'ingénierie, que j'ai étudiée après mes études d'adolescent en Orient. Entre ma seizième et vingt et unième année, j’ai beaucoup séjourné en Orient et j'ai assidûment fréquenté diverses écoles orientales. A mon retour, mon père m'a forcé à embrasser la religion des sciences physiques, ce qui m'a donné une formation en mathématiques et en physique. Je m'intéressais principalement au domaine de la religion et j'étais fasciné par le bouddhisme et le taoïsme. Par pure coïncidence, au tout début des années 30, je travaillais dans un laboratoire de l'Université George Washington et j'essayais de comprendre quelque chose à propos de la poésie. Je n'arrivais pas à trouver de véritable raison pour laquelle le mental réagissait à certains sons et rythmes et pas à d'autres. Pourquoi le mental faisait-il une différence entre un bruit et une note. Cela m'intéressa suffisamment pour que j'aille au laboratoire de psychologie de l’Université. C'était une expérience très bizarre pour quelqu’un qui avait étudié l'ingénierie - où l'on sait ce que l'on sait, quand on le sait et comment on le sait - que d'entendre une série de déclarations qui n'expliquaient pas du tout mon problème. J'ai découvert que j'avais affaire à un domaine qui ne savait pas ce qu’il savait. C’était assez déconcertant. Je me suis alors tourné vers diverses philosophies. J'ai fait une recherche très concrète et ce n'est qu'en 1938 que j’ai été complètement convaincu que nous ne savions rien. Nous n’avions pas de principe fondamental de l'existence. Il n’y avait pas de point de départ pour le mental humain ou pour l’étude de l'esprit humain. Nous ne savions même pas ce qu’était un esprit. Nous n'en avions pas de définition. On disait où il allait, ce qu'il lui arriverait et comment il pouvait être puni, mais jamais ce qu’il était ni quels étaient ses rapports avec tout le reste. Peut-être que les réponses à ces questions figuraient dans quelque sujet, quelque part, à un moment donné, mais je n'arrivais pas à les trouver, que ce soit Nietzsche, Schopenhauer, Kant ou n'importe quel autre. Ces hommes ne faisaient que tâtonner. C’est alors que je me suis dit, voilà un domaine vierge. J'avais des notes catastrophiques à l'université parce que tout m’intéressait sauf ma matière principale. Entre le moment où j’ai quitté l'université en 1938, nous étions dans une période de crise. Toutes les offres d'emplois qu’on m'avait faites s’étaient depuis longtemps évanouies quand je suis sorti. Je me suis servi de mes connaissances d'ingénieur pour écrire de la science-fiction - je m’en suis pas mal tiré. J'ai fait toute une carrière d'écrivain avant la Seconde Guerre mondiale. J’étais à Hollywood et j’ai aussi mené trois expéditions pour étudier des peuplades sauvages, pour découvrir ce qu'ils pensaient et j'ai financé tout ça en écrivant. J'ai très bien réussi en tant qu'écrivain, je suis devenu président de la Guilde de la Fiction américaine, etc. Mais pendant cette période, tout ce que j'essayais de faire, c’était de manger, de gagner ma vie, de payer les frais de mes recherches, et d’en arriver finalement au point où je commencerais à comprendre. En 1938, j'ai décidé que personne n'avait jamais énoncé le principe de base de l'existence, ni Darwin, ni qui que ce soit d’autre dans le domaine de l'évolution. Alors j'ai décidé advienne que pourra, que j’allais devoir en établir un avant de pouvoir commencer quelque autre recherche, parce que tout ce que j'avais fait jusqu’alors, c’était de regarder des points d'interrogation. Et c’est ce que j’ai fait. L’ ouvrage de base que j'ai écrit n’a jamais été publié. C’était un ouvrage de 125 000 mots qui n'a jamais vu le jour. Dr Stillson Judah Et pourquoi ? L. Ron Hubbard Il s'agissait d'une tentative visant à organiser la connaissance sur la base d'un principe dynamique de l'existence, afin de voir si cela pouvait marcher, si l’on pouvait trouver des réponses dans le domaine de l'esprit. Je ne pensais pas à une méthode d’amélioration ou à expliquer la religion. Et cependant, tout cela m'a amené à comprendre, par un processus d'appréciation, le principe dynamique de l'existence: survivre, ou la survie. J'ai essayé de mener ce processus jusqu’au bout, pour voir où cela conduisait, car le seul dénominateur commun que je pouvais trouver à toutes les races, espèces et activités, c’était la survie. Tout le monde semblait s'efforcer de survivre. Et quand ils n’essayaient plus de survivre, alors ils s'efforçaient de faire le contraire : succomber. Ces deux choses semblaient aller ensemble, comme les deux principes motivant la vie. Puis la guerre est arrivée, et parce que je connaissais l’Asie, on m'a envoyé dans les services de renseignements de la marine ; quand on a perdu dans le Pacifique, ils ont rapatrié presque tous ceux qui étaient là-bas et ils ne voulaient plus les y renvoyer. Ils m'ont alors donné le commandement d'une corvette et j'ai fini la guerre en tant qu'officier au combat. Des choses extrêmement intéressantes se sont produites à cette époque - des sujets d'études formidables. J'avais un équipage entièrement composé de criminels. C’était tous des criminels. On les avaient sortis directement de la prison de Portsmouth et on les avaient assignés à cette corvette. Une centaine d'hommes. De plus, j'ai passé la dernière année de ma carrière dans un hôpital naval. Je n'étais pas très malade, mais j'avais quelques trous dans le corps qui ne voulaient pas guérir. Alors, ils m'ont gardé. Un peu partout je voyais des hommes en difficulté - des hommes qui n'arrivaient pas à s'expliquer pourquoi ils étaient là, et qui ne savaient pas ce qu'ils étaient en train de faire. Et je me suis dit que la réponse résidait peut-être dans le système glandulaire et qu'il s'agissait probablement d'une réponse d’ordre matériel, après tout. J'ai passé le plus gros de cette année-là dans la bibliothèque médicale à étudier le système endocrinien; j'essayais de voir si ça mènerait quelque part. Et chaque réponse me ramenait au fait que l’homme est motivé par quelque chose sur lequel je n'avais pas encore mis le doigt. En bref, après la guerre, je me suis remis à écrire mais, surtout, je me suis remis à l’élaboration de la Dianétique. Et j'ai découvert ce qui entravait l'homme - il était en train de s'empêtrer dans des combinaisons d'images mentales. Et si on pouvait agir sur les images, on pouvait faire quelque chose pour l’homme. Tout à fait intéressant. Et là, je m'avançais en terrain ferme et sûr, de mon point de vue. Nous étions sur la terre ferme de l'ingénieur. Il y avait une énergie et l'on pouvait mesurer ces images ; elles n'étaient pas imaginaires. Je découvris qu'elles étaient mesurables et je les mesurais. On avait affaire à de la masse3, et on pouvait produire un effet positif, on pouvait remonter à l'origine des choses. La maison d'édition Hermitage m'a décidé à écrire un livre à la portée de tous sur ce sujet. Ce livre, La Dianétique, la Puissance de la Pensée sur le Corps, m’a attiré bien des ennuis. Et ces ennuis venaient de ce que je n’étais pas organisé, que je n’avais pas de financement, que je n’avais rien alors que tout à coup, le monde entier venait frapper à ma porte. Dr Stillson Judah C’était la dernière technique de pointe. L. Ron Hubbard C’est toujours la dernière technique, ça c’est certain. Des étudiants sont venus de tous les coins du pays, des gens sont venus du monde entier. Et ils me présentaient des cas que je n'avais jamais vus auparavant. Ils étaient plus difficiles que ceux que je connaissais. Et, parmi ces gens, il y en avait beaucoup pour lesquels je ne savais pas quoi faire - je savais que ma recherche était loin d’être achevée, je voulais trouver les réponses et faire quelques pas de plus sur ce chemin. A l’automne 51, j'ai découvert ce qui regardait les images. Nous avions là des images mentales et, jusque-là, je les avais étudiées, elles et leurs comportements, et il s'agissait des réactions, des mécanismes excitation-réflexe que la psychologie connaissait sans jamais les avoir analysés. J'ai découvert ce qui regardait les images. Je l'ai décrit. Et j'ai découvert que l’on pouvait faire, sur un plan pratique, des choses que personne n'avait jamais faites auparavant. Et, tout à coup, que je le veuille ou non, je me suis retrouvé dans le domaine de la religion. J'y étais. C'était très simple - l’âme humaine était l'individu. Ça chamboulait tout, parce que la plupart des religions disent aux hommes : “Il faut que vous preniez soin de votre âme.…” Selon mes découvertes, il ne s'agissait pas de cela. La personne à qui je m'adressais était l’âme elle-même. Je savais combien d'années un bouddhiste peut s'asseoir et méditer, et combien de temps un lama doit travailler pour prendre du recul sur le reste du monde. J'ai découvert qu'avec de nombreuses personnes, environ cinquante pour cent des gens que je rencontrais, je pouvais atteindre ce recul en quelques minutes. Je sus alors que je n'étais pas en train d'observer un phénomène extraordinaire ou une manifestation de psychose. J'ai découvert que la psychiatrie savait quelque chose là-dessus ; mais elle disait simplement que c'était un signe certain de folie. L'homme était son propre esprit. Et que ça me plaise ou non, j'étais dans le domaine de la religion. Dr Stillson Judah Que s'est-il passé ensuite ? L. Ron Hubbard A partir de là, j'ai continué à travailler pour découvrir comment fonctionnait ce que nous appelons l'esprit humain. Et j'avais l'impression que, dans une certaine mesure, j'y étais parvenu. Au début, je ne savais même pas qu’il n’était pas question de masse. Et n’allez pas croire que je n'ai pas dû me mettre en quatre pour y arriver, parce que je m'étais accoutumé à penser en termes strictement scientifiques et réalistes. Et quand j'avais affaire à un élément que je ne pouvais pas percevoir, mesurer ou expérimenter, mais qui était là, soyez certain que j'allais le percevoir, le mesurer, I'expérimenter et en connaître la raison. Et je l'ai fait à Londres en 1953 : j'ai construit un appareil qui mesurait les réactions de cet élément pendant qu’il était extérieur à la personne. Finalement convaincu que j'étais bien en train de regarder ce qui regardait les images ; ce qui expérimentait les images ; ce qui motivait les images, j'ai découvert qu’à moins que l’on améliorât l’homme sur le plan spirituel, tout ce qu’on pouvait faire, strictement en terme d'ingénierie, c’était changer ses habitudes. J’ai découvert que l'on pouvait améliorer la bonté d’un homme en améliorant l’homme lui-même, et que, dans une certaine mesure, il était fondamentalement bon. Pour moi, il s’agissait d’un coup de chance formidable. Quand on libérait un homme et qu’on allégeait le poids des punitions qu’il avait subies dans son passé, on constatait qu’il était bon. C’était assez fabuleux. Nous nous trouvons ainsi devant une science morale et éthique, qui s’applique à l’esprit humain, ni plus ni moins. En savoir plus sur le livre : La Dianétique, la puissance de la pensée sur le corps de L. Ron Hubbard Lu 364 fois
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